jeudi 26 juin 2008
Finance et spéculation : une économie parasitaire!
Par Fred, jeudi 26 juin 2008 à 19:07 :: General
Voici un article intéressant sur les différentes crises financières :
Les crises à répétition dans le secteur de la finance sont l’expression de graves « dysfonctionnements » de l’économie libérale qui ont pour origine les rapports de production et de propriété. La cause de ces crises provient aussi des politiques économiques mises en œuvre pour le s contenir.
Des effets de la mondialisation libérale
La vague mondiale de dérèglementation sur les marchés financiers , débutée aux États-Unis dans les années 80 a donné au capitalisme un visage vraiment mondial. Plus rien aujourd’hui n’entrave la circulation des capitaux. Les entreprises , comme les salariés, se retrouvent aujourd’hui mis en concurrence à l’échelle mondiale. Sous la pression des actionnaires , les entreprises sont dans une course sans fin aux profits : si la rentabilité d’une entreprise est trop faible selon les actionnaires , ceux-ci retirent leurs capitaux pour investir ailleurs , et l’entreprise est en faillite.
Pour augmenter les profits , les « coûts » de productions ont abaissés : on tire notamment les salaires vers le bas , comme si le salaire était un coût, alors que c’est du travail des salariés que sont issues toutes les richesses. D’où la tendance actuelle au dumping social, les salariés devant accepter des baisses de salaire sous peine de délocalisation.
La montée des profits est une cause majeure de la puissance des marchés financiers.
Si les salaires, à l’échelle d’un pays ont tendance à stagner, comme en France, ou même à baisser, les entreprises ne trouvent plus de débouchés pour la production. L’investissement de vient donc inutile , quand bien même les entreprises font des profits. La croissance stagne, le problème du chômage devient irrémédiable, le pouvoir d’achat des ménages baisse. Voila la conséquence des politiques libérales menées depuis plus de 20 ans.
Jamais dans l’histoire du capitalisme, le partage de la valeur ajoutée (c'est-à-dire des richesses nouvellement créées ) n’a été aussi favorable aux profits et défavorable aux salaires. Mais du fait des faibles salaires et donc du manque de débouchés, ces profits ne sont pas investis. Ils partent dans la poche des actionnaires qui les utilisent pour spéculer sur les marchés financiers. Les marchés financiers sont donc hypertrophiés. Ce sont plus de 1000 milliards de dollars qui sont échangés chaque jour sur les marchés financiers. La finance internationale représente plusieurs fois le PIB mondial.
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